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4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi Avant le début du traitement aux hormones thyroïdiennes ou avant d’effectuer un test de freination de la thyroïde, il faut exclure ou traiter les maladies ou affections médicales suivantes : insuffisance coronarienne, angine de poitrine, artériosclérose, hypertension, insuffisance hypophysaire, insuffisance surrénale. Une autonomie thyroïdienne doit également être exclue ou traitée avant de commencer une thérapie par des hormones thyroïdiennes. Si l’on instaure un traitement par lévothyroxine chez des patients à risque de développer des troubles psychotiques, il est recommandé de le faire avec une faible dose de lévothyroxine et d’augmenter progressivement cette dose au début du traitement. Il est conseillé d’assurer le suivi du patient. Si des signes de troubles psychotiques apparaissent, envisager une adaptation de la dose de lévothyroxine. Une titration prudente de la dose est indispensable, en raison de l’indice thérapeutique étroit de la lévothyroxine (voir la rubrique 4.2). Même une légère hyperthyroïdie d’origine médicamenteuse doit être évitée chez les patients avec insuffisance coronaire, insuffisance cardiaque ou tachycardies. C’est pourquoi, dans ce cas, les paramètres des hormones thyroïdiennes doivent être régulièrement contrôlés. En cas d’hypothyroïdie secondaire, il faut en déterminer la cause avant d’administrer la thérapie de substitution et si nécessaire, il faut instaurer un traitement de substitution d’une insuffisance surrénale compensée. Si l’on suspecte un fonctionnement autonome de la glande thyroïde, il faut réaliser un test de stimulation à la TRH avant le traitement, ou obtenir un scintigramme de suppression. Il convient de surveiller les paramètres hémodynamiques lors de l’instauration du traitement par la lévothyroxine chez des nouveau-nés prématurés de très faible poids à la naissance, car un collapsus circulatoire pourrait se produire en raison de l’immaturité de la fonction surrénalienne. Les femmes post-ménopausées traitées par lévothyroxine de manière chronique présentent un risque accru d’ostéoporose. Il faut donc éviter des concentrations sériques de thyroxine supérieures aux taux physiologiques par un contrôle étroit des tests thyroïdiens. Il ne faut pas administrer de lévothyroxine dans les états hyperthyroïdiens, à l’exception de la supplémentation concomitante avec un traitement antithyroïdien médicamenteux de l’hyperthyroïdie. Les hormones thyroïdiennes ne doivent pas être administrées en vue d’obtenir une réduction de poids. Le traitement par lévothyroxine n’induit pas de perte de poids chez les patients euthyroïdiens. L’administration de doses importantes peut provoquer des effets indésirables sévères ou même potentiellement fatals. La lévothyroxine à doses élevées ne doit pas être associée à certaines substances visant à réduire le poids, notamment les sympathomimétiques (voir rubrique 4.9). Si un changement vers un autre médicament contenant de la lévothyroxine est nécessaire, une surveillance étroite pendant la période de transition sera nécessaire (en ce inclut une surveillance des paramètres cliniques et biologiques) en raison du risque potentiel de déséquilibre thyroïdien. Chez certains patients, une adaptation de la dose pourra s’avérer nécessaire. Une hypothyroïdie et/ou une diminution du contrôle de l’hypothyroïdie peut survenir en cas d’administration concomitante d’orlistat et de lévothyroxine (voir rubrique 4.5). Conseiller aux patients sous lévothyroxine de consulter un médecin avant de débuter, d’arrêter ou de modifier un traitement par orlistat, car il peuts’avérer nécessaire de prendre l’orlistat et la lévothyroxine à des heures différentes et d’ajuster la dose de lévothyroxine. Il est également recommandé de surveiller les concentrations sériques d’hormones du patient. Pour les patients diabétiques et les patients sous traitement anticoagulant, voir rubrique 4.5. En cas de dysfonctionnement corticosurrénalien celui-ci doit être traité avant le début du traitement par lévothyroxine par un traitement de substitution adéquat pour prévenir l’insuffisance surrénale aiguë (voir rubrique 4.3). Interférences avec les tests de laboratoire La biotine peut interférer avec les tests immunologiques de la fonction thyroïdienne basés sur l’interaction entre la biotine et la streptavidine, entraînant des résultats d’analyse faussement bas ou faussement élevés. Le risque d’interférence augmente avec des doses plus élevées de biotine. Lors de l’interprétation des résultats des tests de laboratoire, il convient de tenir compte d’éventuelles interférences avec la biotine, en particulier si un manque de cohérence avec la présentation clinique est observé. Pour les patients prenant des produits contenant de la biotine, le personnel de laboratoire doit être informé lorsqu’un test de la fonction thyroïdienne est demandé. Des tests alternatifs sans risque d’interférence de la biotine doivent, être réalisées, si possible (voir la rubrique 4.5). Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d. qu’il est essentiellement » sans sodium « .





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